Les pieds de nos chevaux en janvier 2008

 

        Le stage de parage naturel m’a permis de comprendre que mon cheval (jamais ferré) n’avait pas de  si « bons pieds » que ça. Il avait les talons encore un peu hauts, une seime dont je n’arrivais pas à me débarrasser et surtout la ligne blanche assez étirée. Il n’avait pourtant quasiment pas d’évasements, mais peut-être un peu quand même, un tout petit peu trop de paroi et un « mustang roll » pas exactement comme il faut. Je fais maintenant ce dernier comme le formateur du stage nous l’a montré et surtout plus fréquemment, pour que le point de bascule du pied soit toujours au bon endroit et que la ligne blanche puisse redevenir bien compacte avec la pousse de la nouvelle corne au lieu de continuer à s’étirer. En tous cas, il a toujours marché sans difficulté.

 

        Notre autre cheval (anciennement ferré)…Lui, à la lecture du livre et des articles de Pete Ramey, et aux indices que nous donnent ses pieds (hauteur de paroi assez importante bien que râpée au niveau de la sole, talons hauts, bien que eux aussi au niveau de la sole, sole plate et légère bosse en arc de cercle  en pince) nous pensons qu’il est dans le cas de nombreux chevaux domestiques et que sa troisième phalange est déjà basculée et peut-être descendue.

 

        Plusieurs professionnels du parage naturel ont de toute façon maintenant largement prouvé qu’on « récupère » à coup sûr et assez rapidement ce genre de pied avec un bon parage bien suivi, alors qu’il n’y a rien à espérer même à long terme avec une ferrure aussi « correctrice » soit-elle. Par conséquent, notre bonne volonté,  notre application, et des parages légers mais réguliers nous rendent optimistes quant à l’évolution de ses pieds. Ils ont déjà totalement changé d’aspect. En 6 mois, ils sont devenus lisses et réguliers, alors qu’ils étaient arrivés en piteux état et avec des « vagues » (en quelques sortes parallèles à la couronne) plus ou moins épaisses,  irrégulières et déformées. Et ils ont perdu assez vite la sensibilité du départ. Nous n’avons pas fait de « forcing » non plus, nous suivions son rythme en balade, et nous le laissions marcher là où il se sentait le mieux. Maintenant, il est beaucoup moins délicat ! Les cailloux de son paddock y sont certainement pour quelque chose…il hésitait vraiment à y aller au début et y marchait difficilement, mais maintenant, cela ne lui pose aucun problème ! Il reste souvent là, alors qu’il a le choix d’aller sur un sol mou, et s’y déplace aisément et spontanément.

 

        Les chemins des forêts environnantes étant souvent du pur silex, nous avons investi dans 2 paires d’hipposandales pour leurs antérieurs, que nous pensons garder accrochées sur la selle et ne chausser qu’en cas de besoin le moment venu ; mais nous n’avons pas encore eu l’occasion de tester « en situation », attendu que nous sommes en pleine période de chasse, qu’autour de chez nous, ça pétarade dur, et que la prudence nous retient d’aller y fourrer nos sabots.

 

        Voici les pieds de nos chevaux. Ne les regardez pas comme des « modèles », d’abord car ils ne sont pas encore arrivés « au mieux de leur forme », et que par conséquent cela ne donne pas une idée vraie de ce à quoi ressemble un pied paré naturellement et redevenu parfaitement sain ; ensuite parce que nous n’avons pas encore eu la chance de faire évaluer « en vrai » notre parage par un professionnel (mais seulement par photos) et que nous ne voulons pas les présenter  comme des soit-disant exemples de « parage naturel » alors que nous commettons peut-être des petites erreurs dans nos parages. Mais vous trouverez facilement ailleurs sur le net des pieds nus magnifiques qui ont fini leur transition, qui travaillent dur, et qui seront bien plus parlants pour illustrer la parage naturel.

 

cheval 1

 

Juillet 2007

Août 2007

 

Janvier 2008

 

 

cheval 2

Janvier 2008

 

 

 

 

Nos chevaux pieds nus