Au commencement, il y avait…
…des moutons.
Nous
avons un terrain à entretenir, il nous fallait donc des animaux. Ayant définitivement renoncé aux moutons pour
diverses raisons, nous avons commencé à nous renseigner sur les poneys.
Mes quelques années
d’équitation en club pendant l’enfance ne m’ont été d’absolument aucune
utilité quant à la connaissance des besoins quotidiens de cet animal. Nous nous sommes donc vraiment beaucoup renseignés
avant d’accueillir ces « grosses bébêtes » :
leurs besoins, leurs conditions de vie,
leur alimentation, les vaccins, les
vermifuges, l’entretien en général et plus particulièrement l’entretien
de leurs pieds. Il était hors de nos moyens de faire ferrer mais on
savait qu’un poney pouvait s’en passer, et qu’il suffisait qu’il soit
régulièrement paré. Nous nous sommes donc engagés, et n’avons pas eu de
grosses surprises avec nos 3 adorables
poneys.
L’histoire aurait pu se poursuivre tranquillement ainsi, mais les
côtoyer tous les jours a réveillé le vieux démon du cheval qui
sommeillait en moi depuis l’enfance, et mon mari est lui aussi tombé
amoureux des chevaux…
En même temps,
pour économiser un peu d’argent, nous avons cherché sur le web des
explications sur le parage, dans l’idée peut-être de réussir à
entretenir les pieds des poneys nous-mêmes. Recherches plutôt infructueuses en fait…puisque
nous n’avons pas vraiment trouvé d’explications.
Mais cela nous a permis de tomber par hasard sur le site d’Anouk
Nathan, a
cheval pieds nus . Surpris et intéressés
par cette improbable vérité qui proclame, à l’encontre de toutes les
idées reçues, qu’un cheval peut
vivre et travailler pieds nus
dans toutes les disciplines, sans conséquences fâcheuses sur sa santé,
et même au contraire pour son plus grand bien, nous avons dévoré toutes
les pages et témoignages de son site…puis nous avons surfé sur les
liens et cherché des informations sur cette méthode du
« parage naturel ». Nous n’avons pas été difficiles à
convaincre à la lecture de tous les méfaits du ferrage sur la santé des
pieds et du cheval en général…Cette nouvelle idée faisant son chemin, nous nous
sommes dit que s’il n’était pas obligatoire de ferrer un cheval, nous
pourrions peut-être en avoir un, et que les seuls changements par
rapport aux poneys seraient la quantité de nourriture et la dose de
vermifuge.Le manque de terrain nous a contraints à nous
séparer d’un poney pour
pouvoir accueillir un petit cheval (1,45mètres), qui n’a pas besoin de
trop manger. Il avait 2 ans, n’était pas ferré, et grâce à notre
rencontre « en ligne » avec Anouk, ne le sera jamais.
Il a été suivi par notre maréchal ferrant (un super maréchal
!) qui le parait
régulièrement, mais notre intérêt grandissant pour les pieds de nos
chevaux, et l’envie de « faire nous même », nous a poussés à commencer à
entretenir leurs pieds entre ses passages , en utilisant et en
recoupant les informations que l’on trouvait à droite à gauche sur
cette méthode. Ce monsieur était suffisamment ouvert pour accepter de
nous voir toucher aux pieds et en plus nous félicitait de ce que l’on
faisait…vraiment super !
Puis, nous avons pris la très difficile décision de
nous séparer de nos 2 autres poneys (très bien placés !) pour
pouvoir prendre un deuxième petit cheval, de la même taille que le
premier, mais de 10 ans, qui peut être monté par toute la famille, les
adultes ou les enfants tenus en longe.Lui, par contre avait été ferré. Nous l’avons
acheté avec des pieds de 3 kilomètres de long, et très vilains
(cagneux, cassés, évasés et pas d’aplombs) . Il est cagneux et le
restera, mais nous savons que nous pourrons
l’entretenir correctement et fréquemment pour ne pas aggraver le
problème et lui faciliter la marche.
Lui aussi peut oublier définitivement les
fers !
« Merci Anouk !»
Quand enfin un stage de parage naturel avec Richard Walz s’est présenté
près de chez moi, je m’y suis précipitée, et j’ai enfin mieux compris
certains points de cette méthode et mieux compris également les pieds
de mes chevaux. Depuis nous parons nous mêmes nos 2 chevaux en faisant
de notre mieux et en espérant bien faire … mais le premier
professionnel du parage naturel qui passe dans le coin est le bienvenu
pour jeter un œil et nous dire ce qu’il en pense !
Nous continuons à nous documenter avidement sur la question, et sur
tout ce qui peut permettre des conditions de vie plus naturelles pour
le cheval, et contribuer à sa bonne santé générale.

Voir aussi: Nos chevaux pieds nus
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